Bois Raméal Fragmenté 276
 
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Vous trouverez dans cette rubrique de l'information sur le BRF et les nouvelles techniques culturales.
La plupart des supports media y seront référencés: web, vidéo, photos, son, livres, DVD...
Un calendrier des manifestations (colloques, rencontres, formations) vous sera proposé.

Bien sûr comme l'ensemble de ce site, cette rubrique doit être un lieu d'échange. N'hésitez pas à nous contacter pour proposer et faire découvrir vos propres références.

Le BRF, Bois Raméal Fragmenté ~

DEFINITION
Le terme BRF, Bois Raméal Fragmenté, ou encore Bois Raméaux Fragmentés, désigne des branches broyées (fragmentées). Les branches à sélectionner sont des rameaux (partie des branches qui portent feuilles, fleurs, fruits et bourgeons) d'un diamètre inférieur ou égal à 7 cm provenant d'arbres feuillus (angiospermes). Les résineux (gymnospermes) sont tolérés en mélange à hauteur de 20 %. Les branches (ou les très jeunes arbres) qui composent le BRF représentent la partie la plus riche de l’arbre. On y retrouve 75 % des minéraux, des acides aminés, des protéines et des catalyseurs.
Par extension, le terme BRF désigne aussi des méthodes culturales agricoles innovantes qui, par l'introduction du broyat dans la couche supérieure du sol ou la mise en paillis de BRF, recréent un sol de type "forestier". Le BRF favorise la pédogénèse nécessaire à la création de l'humus.
Leur utilisation est considérée comme essentielle dans une agriculture de type "Biologique" et "de conservation" ainsi que dans la lutte contre la désertification. Le BRF permet de cultiver sans labour, sans engrais et avec très peu d’eau des végétaux alimentaires ou non.
En utilisant des branches fraîchement broyées en fragments et répandues rapidement au sol, toute une pédofaune et pédoflore va s'installer et ainsi reproduire les mêmes mécanismes que la forêt, laquelle est autosuffisante. Le BRF est considéré comme un aggradant, on parle alors d'aggradation à l'inverse de dégradation, et présente donc un matériau de premier choix pour restaurer les sols épuisés.
 

Le BRF est un sous-produit agricole issu de la taille des haies, vergers et bandes boisées.
Il représente une part importante des déchets verts. Selon une technique canadienne, le BRF peut être valorisé directement en agriculture, par épandage et incorporation directe, sans compostage.
Bien que le BRF puisse être précomposté à basse température et pour une courte durée (3 à 6 mois), il n’est pas assimilable à du compost.

INTERETS

Humification
Bien que l'augmentation notable des rendements soit impressionnante, l'accroissement rapide du taux d'humus semble être l'intérêt premier.
L'accroissement du taux d'humus se situe à 1 % sur moins de 10 ans alors qu'il faut 50 ans pour obtenir un résultat similaire avec du compost et 80 ans avec fumier ou lisier seul.

Rendements accrus
En quantité comme en qualité, sur toutes les cultures testées et en tous lieux.
Les plus forts rendements, 300 % à 800 % de la planche témoin, revenant aux pays tropicaux (Afrique, Madagascar – source : ONG Comité Jean Pain Madagascar) sur tomates et courgettes en raison du contrôle des nématodes grâce aux BRF.
Les Canadiens obtiennent régulièrement des rendements supérieurs de 200 % à 300 % sur la culture des fraises.
Les études sur le seigle, notamment en Ukraine (1996-97), montrent des accroissements notables du nombre de grains, de leur masse, du taux de matière sèche et d'azote, etc.

Humidification
La limitation de l'arrosage accroît la qualité gustative et biologique du produit.
Elle évite le lessivage des sols et des nutriments solubles.
Elle diminue la pénibilité du travail.
Elle permet d'envisager la remise en culture de terrains abandonnés pour cause de sécheresse persistante et/ou de difficultés d'accès à l'eau (abandon de champs de lavande dans le Sud-Est).
Absence totale d'arrosage, sur les Causses du Quercy pendant l'été 2005, chez M. DUPETY, un des précurseurs du BRF en France.
Réduction de 50% de l'arrosage en Afrique.
Il faut avoir en mémoire que le problème de l'eau est un des problèmes majeurs de demain avec la dégradation galopante des sols (Projet sur le développement durable 2007 avalisé par le Conseil Régional Rhône-Alpes).

Traitement phytosanitaire
Après recherches (université de LAVAL, QUEBEC - Pr. LEMIEUX), parmi la quantité de produits générés par la pédofaune, figurent des antibiotiques utilisés par les plantes. On remarque, lors des essais, l'absence de certaines maladies et prédations et le peu d'impact d'autres attaques existant sur les planches-témoin.

Travail réduit
Pas de labour, pas de désherbage, peu ou pas d’arrosage, traitements réduits....

Préservation de l'environnement
L'azote étant fixé, il est plus difficilement entraîné par lessivage et devient disponible pour la culture suivante, induisant une préservation des masses d’eau de pollution agricole par les nitrates. Le BRF pourrait même contribuer à fixer l'azote d'autre origine présent dans les sols, celui du lisier par exemple (préservation des captages d’eau en zone de culture intensive).

Utilisation de rémanents forestiers, des déchets verts
Jusqu'ici négligés, voire encombrants, les résidus de travaux forestiers ou d'élagage se découvrent une nouvelle noblesse et une nouvelle richesse.
La recherche de matière première pour le développement du BRF, qui semble inéluctable, rejoint l'intérêt que l'on porte actuellement aux haies vives, à leur richesse biologique, animale, à leur nécessité pour le vent, l'eau et la biodiversité.

Autres intérêts
Il existe d'autres implications potentielles (regain de l'intérêt pour l'agriculture locale, naturelle et peu coûteuse, ouverture de possibilités de recherches sur les sols carencés, sur les antibiotiques biologiques, etc.).
Cette nouvelle pratique est simple et évidente.
 


La video du mois 

Gagnant sur tous les plans
avec un sol vivant


Des cultures plus rentables, un temps de travail réduit de plus de moitié, une qualité des sols et de l’eau améliorés durablement, voici quelques-uns des avantages dont bénéficient les agriculteurs qui ont adopté la technique du sol vivant
.

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Le livre du mois

Plumes des Champs
"Itinéraires paysans en Normandie"
 

Ce magnifique livre met en avant des hommes et des femmes, agriculteurs(trices), qui se dévoilent pudiquement au cours de leurs écrits.
il esr réhaussé par des photographies hautes en couleur et en émotion.

photographies : Sophie Zénon
introduction : Philippe Chenot
Editions Transboréal

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Le site du mois


Les jardins de BRF

Site de référence sur le BRF en France. Vous y trouverez une information complète, des images de jardins "élevés" au BRF, etsurtout un forum vivant...

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La Petite Histoire du BRF

La Naissance

L’arbre avait ses feuilles, ses fleurs, ses fruits, son ombre et ses palabres.
Non content de se qu’il donnait déjà à l’homme, il décida de lui offrir ses rameaux.

Au commencement, l’homme ne su quoi en faire, il les brula et s’en alla cracher sa fumée plus loin.
Un jour, au Québec, un homme,
plus observateur, ou plus rêveur que les autres, compris que la forêt vivait de la qualité de ses sols.

En savant, il les étudia.
En homme, il dit «eurêka !»

Il venait de découvrir l’origine de cette richesse vitale: le bois raméal tombé naturellement à terre.
Fort de cette découverte, il décida d’accélérer le mouvement naturel.
Broya les rameaux avant de les épandre sur des cultures.

Le BRF, Bois Raméal Fragmenté, était né.

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